Tu la sentiras arriver... qui sait. Tu pourras l'arrêter... qui sait. Fais juste attention à ne pas tout perdre au même moment.
Pov Bill.
Il vient de repartir après avoir fini de manger, déposant ses lèvres sur ma joue. Putain, ce contact me répugne. Je cours à la salle de bains pour me frotter énergiquement la peau à l'eau glacée. Il ne doit y avoir aucune trace de lui sur moi. Je m'observe dans la glace. Les vestiges de mon maquillage dévasté par les larmes me donnent l'air d'un vampire, ma peau albâtre n'aidant pas non plus. Je retourne dans ma chambre et change d'habits. Mon plan est clair, j'espère que j'arriverai à le mettre à exécution sans trop de problèmes... Je sors de la chambre pour la première fois depuis tout ce temps où il me retient ici. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il me traite comme un prince ! Je crois vraiment qu'il a un grave problème...
Je descends doucement les escaliers tapissés. Elle est grande cette maison ! J'arrive en bas et un long couloir se profile devant moi. Il est entièrement noir et je commence réellement à avoir peur. Des frissons se dessinent sur ma peau et mes mains se mettent à trembler. J'hésite un instant à remonter en courant dans ma chambre et attendre que Tom réussisse à me retrouver. J'ai tellement peur... Oui, et s'il n'arrivait pas à me retrouver ? Qui sait ce que Thomas serait capable de me faire ? Non... c'est à moi de me sortir de cette putain de situation. Seul. Je détache lentement de la rampe, dernière attache avec la réalité et m'avance dans ce couloir sombre. Mes yeux sont aveugles et je dois m'appuyer contre le mur pour réussir à avancer correctement. Je frissonne de plus en plus, ce que mes doits frôlent me fait sursauter chaque seconde. Je devine plusireurs portes à grosses serrure ou mes ongles s'accrochent. Une table dans l'angle sordide que je franchis. Putain, j'ai peur. Mes yeux voient des ombres imaginaires et ma peau sent un souffle voleter autour d'elle. Je souffle fort, j'ai besoin de lumière. Mon esprit s'imagine des choses plus insencées les unes que les autres. Je suis seul dans un couloir plongé dans le noir et le fou qui me retient est caché je n'sais pas où. J'ai le droit d'avoir un peu les j'tons non ?
Je continue d'avancer, mais mon allure ralentit d'elle-même. Je distingue un filet de lumière sous une porte et m'en approche. Mon coeur bat la chamade et un rien pourrait me faire hurler de terreur. Je pose ma main sur la poignée et la tourne doucement, illuminant le couloir sombre et ce que j'y vois me terrifie. Des photos. Des photos de moi. Je tapisse entièrement les murs de sa maison. Mon Dieu, mais pourquoi moi ? Je tremble toujours plus fort. Tom... j'ai besoin de tes bras... Je ferme les yeux et entre dans la pièce. Elle est toute blanche. D'après ce que mes doigts sentent en s'appuyant sur divers meubles, ce doit être la cuisine. J'avance à l'aveuglette, mes lèvres entrouvertes laissent passer mon souffle saccadé par la peur. Putain, où est Thomas ? J'ouvre à nouveau les yeux mais ne voit rien de plus intéressant qu'une table et des chaises disposées en ronds. Encore un cadre de moi. Mais cette fois-ci de moi et Tom. Une photo de concert. Tom... Il faut que je m'échappe, et vite.
Je me fige tout à coup. Une voix retentit et résonne. Je ne connais pas sa provenance mais elle me glace le sang. C'est sa voix. Il chante « Heilig » et les notes qui sortent de sa gorge la déshumanise complètement. On dirait un robot. Je m'avance doucement mais n'arrive toujours pas à le voir. Je ferme les yeux et tente de me diriger à l'oreille, mais sens soudain une main sur mon épaule et un souffle sur ma nuque.
Je sursaute tellement fort que j'en tombe à terre, un hurlement d'horreur sortant de ma bouche.
« Mon Ange tu t'es fait mal ? »
J'ai envie de pleurer. Il était juste derrière moi... Il se tient debout, un sourire dément collé aux lèvres. Il me terrorise putain. Il me tend une main pour m'aider à me relever mais je rampe en arrière pour qu'il ne puisse pas me toucher. Il ne me touchera jamais ! Mon dos se heurte à une porte de placard et Thomas se rapproche rapidement.
« Me... me touche pas », je murmure hargneusement.
Il me dévisage, surpris. Quoi ? Tu t'attendais peut-être à ce que je te sautes dans les bras et à ce qu'on soit heureux tout le reste de notre vie ? Va te faire foutre, dans quelques temps je serai parti. Pour toujours. Il n'a pas l'air de comprendre mon interdiction et s'approche encore plus.
« J'ai dit, laisse-moi ! Je peux me relever tout seul. »
Mon ton se radoucit malgré moi. J'y suis pourtant bien obligé sinon tout tombera à l'eau. Il lève les mains en signe d'approbation et retourne devant le plan de travail. Il y saisit deux couteaux à viande et les aiguise avant de s'affairer à préparer le repas il me semble.
Je n'ai qu'une envie, retourner dans la chambre et me terrer sous les draps. Oh non encore mieux, me blottir fort dans les bras de Tom et tout oublier... Mais c'est impossible n'est-ce pas ? Je me relève et dépoussète mes vêtements avant de me diriger vers le salon, enfin ce que je pense être le salon. C'est une grande pièce elle aussi toute peinte de blanc, je commence à croire que seule ma chambre n'est pas vierge, et quelques meubles y trônent. Un canapé, blanc. Une table et des chaises, blanches elles aussi. Cet univers stérile me trouble et m'angoisse au plus haut point. Je l'entends vaguement s'occuper mais sa voix me parvient toujours aux oreilles. Toujours « Heilig » en fond sonore... Cette chanson me rappelle soudainement Tom...
Ses bras me manquent tellement... Je donnerais tout pour que ces derniers jours s'effacent d'un seul coup. Je voudrais juste le revoir et que tout redevienne comme avant... Alors pourquoi ? Pourquoi ma volonté si forte les choses restent intactes ? Pourquoi rien ne réalise jamais comme on le voudrait ?
« Mon Ange, le repas est prêt tu viens ? »
Le son de sa voix me donne la nausée. J'ai envie de pleurer. J'aimerais tellement que ce ne soit qu'un cauchemar...
Je hoche lentement la tête et vais m'asseoir à table. Je frissonne d'appréhension. Je ne sais pas quels gestes adopter, ni même si je dois me forcer à lui parler... Mes gestes sont maladroits et la crainte n'améliore rien. Mes mains tremblent comme deux feuilles en pleine tempête alors que je saisis mes couverts. Je sens son regard sur moi, il me détaille et m'observe. Je voudrais aller me cacher... N'importe où pour ne plus sentir ses yeux posés sur mon corps. Il me dégoûte putain...
Je mange le plus rapidement possible. Une fois terminé je me lève et cours dans ma chambre sans un seul mot. Je me réfugie dans les seules couleurs qu'abritent cette maison et me roule en boule sous les couvertures de mon lit. Les larmes me montent aux yeux. Je suis complètement désespéré et je ne sais même pas si j'aurais le courage de faire quoi que ce soit pour m'en sortir. Je veux juste que tout s'arrête. Tom...
Fin Pov Bill.
Pov Thomas.
Je finis de laver la vaisselle, chantant toujours cette chanson. Celle qu'il a si souvent chanté pour les autres. Mais je le sais, en réalité elle m'était destinée. Tous ces grands sourires, toutes ces chansons magnifiques... C'est à moi qu'ils s'adressaient. Je le sais. Et il le sait aussi au plus profond de lui. Je regarde autour de moi. Les mrus blancs commencent à me faire mal aux yeux et à me fatiguer. Cette pièce a besoin de couleur. Je vais dans ma chambre et saisit une boîte. Un sourire prends place sur mes lèvres. Il est là. Lui. Enfermé sur ce papier si doux. Son sourire y est figé et ses yeux me regardent si profondément... Je prends la boîte et la ramène au salon. Je sais ce que je vais faire... Il sera tellement heureux quand il verra ça... Je découpe chaque photo correctement et commence à les accrocher un peu partout dans la pièce. Il est si beau. Et il est à moi. A moi et à moi seul. Plus personne ne le touchera. Plus aucune main ne se posera sur son corps. Encore moins celles de son... Cet être répugnant qui l'a souillé loin de moi. Mais plus jamais il ne recommencera.
J'ai finis. La pièce est entièrement tapissé de son image. De son sourire. De ses yeux. Il va être tellement heureux quand il va découvrir ce que j'ai fait pour lui... Et si j'allais lui annoncer moi-même ? Son sourire me manque tellement. Pourquoi ne sourit-il plus ? Pourquoi ne me regarde-t-il pas ?
Je monte et arrive à la porte de sa chambre et entre sans frapper. Il est couché sous les courvertures qui épousent les courbes de son corps parfait.
« Mon Ange ? »
Je vois son corps trembler fortement. Je m'approche, voulant le rassurer mais il semble s'agiter encore plus.
« Calme-toi mon Ange, ce n'est que moi... »
Il se relève doucement et ses yeux rencontrent les miens, avant qu'il ne détourne rapidement le regard.
« Je t'ai préparé une petite surprise. Viens avec moi. »
Je lui tends la main mais il se lève et passe devant moi tout seul. Ses pas ne sont pas assurés. Il a l'impression qu'il n'est pas à sa place ici. Qu'il aime... Qu'il l'aime et qu'il veut s'en aller. Mais je saurai le lui faire oublier. Je saurai le rassurer et lui donner envie de rester à mes côtés. Et d'ailleurs, je pense que ce à quoi j'ai passé mon après-midi me sera d'une aide précieuse.
« C'est dans le salon mon Ange. »
Il tressaille à l'entente de ce surnom. T'appelait-il comme ça mon Ange ?
Il avance et arrive dans la pièce.
Fin Pov Thomas.
Pov Bill.
Je me retiens de toutes mes forces de plaquer mes mains sur mes oreilles pour empêcher sa voix d'atteindre mes oreilles. Tais-toi. Tais-toi. Tais-toi...
Je descends lentement les marches et arrive dans ce qui était avant un salon immaculé. Et... Oh mon Dieu. Des photos. Des centaines de photos. J'apparaît partout. Mon image baigne la pièce. Je me vois partout. Je titube sous le choc et me retourne pour rentontrer ses yeux. Un haut le coeur me saisit et mes jambes tremblent. Je tente de me raccrocher à une chaise mais je remarque que les housses sont elles aussi couvertes de... Moi. Je me vois sourire sur ses murs. Je reconnais mes tenues sur chaque photo. Je me souviens de chaque moment... Non... Pourquoi fait-il ça ? Tout tourne tout à coup. J'ai envie de vomir mais ma gorge est bloquée. Je me vois devenir flou, les murs semblent se rapprocher et mes oreilles sifflent comme si mes tympans allaient exploser... Mes yeux roulent, je me sens tomber. Puis plus rien.
Ma tête tourne encore. Je rassemble avec peine mes souvenirs et me souviens de ces horreurs. Moi... rien que moi... Comment a-t-il fait pour dénicher autant de photos de moi ? Il est malade... Il a réellement cru que ça allait me faire plaisir...
Le silence me pèse. Je me rends compte que je suis sur mon lit, seul. Il a dû me... porter... et est sorti après. Je sors du lit et avance prudement, ma tête me lance encore un peu. Pas un bruit dans la maison. Sa voix ne résonne plus, heureusement d'ailleurs. Je me serai crevé les tympans pour ne plus avoir à l'écouter. Je sors de la chambre et m'aperçois que les portes sont ouvertes dans le couloir. La lumière a innondé cette partie si sombre tout à l'heure. Je m'aventure vers les autres pièces et découvre d'autres chambres. Que des chambres. Puis une porte fermée. Je pousse la poignée. Elle s'ouvre. Il est malade ? Ou juste amoureux de moi... ?
Au centre de la pièce, juste une table. Avec un ordinateur et plusieurs autres appareils posés dessus. Je m'approche de l'écran allumé et aperçois quelque chose.
Non.... Je vous en supplie non... Pas ça.
aut-piquey saut-piquey, hello everybody !! :
j'ai la gueule de bois. J'ai mal à la tête, mon c½ur s'amuse à me donner des nausées, et ... je me suis ridiculisé en dansant sur mon buffet à moitié nu.
Mais à part ça la vie est belle non ?
appuie là où il faut tu seras pas déçu(e) dit :
gueule de bois ? fallait pas boire autant, combien au fait ?
pauvre c½ur du pauvre Billou...
la vie est belle ? euh ouai... c'est bien possible.
saut-piquey saut-piquey, hello everybody !! :
merci de me soutenir =) enfin passons...
tu m'as l'air triste t'es sûr que tu veux pas en parler ?
appuie là où il faut tu seras pas déçu(e) dit :
non, c'est bon. J'ai pas envie de te soûler avec mes soucis.
saut-piquey saut-piquey, hello everybody !! :
mais tu me soûles pas ^^ tu sais t'es un peu comme un grand frère pour moi. Un grand frère du net...=)
Pourquoi y a-t-il une copie de chaque conversation sur son ordinateur ? Et que fais la photo de Tom accroché au dessus de ce dernier ?
Je ne comprends rien.
___________________________________________
Plus envie d'écrire. Plus envie de se forcer. Parce que c'est jamais bon...
Mais je vais la finir cette fic, Promis. J'ai un OS ou deux qui sont Hors Ligne, je les poste ?
Désolée... Vraiment désolée... Je sais pas qui va continuer à me lire et si quelqu'un va le faire...
Mais Merci de m'avoir au moins lue jusqu'ici.
Encore désolée...
A bientôt.
<3
EDIT : Ca me fait plaisir que vous ne vouliez pas que j'arrête ma fic comme ça. Et c'n'était pas du tout mes intentions ! Quand je dis que je vais la finir, je vais la finir complètement... Chapitre après chapitre... comme avant quoi !
Ca prendra juste un peu plus de temps...
Je pars en vacances dans deux semaines et j'espère réussir à la finir avant, il ne reste que quelques chapitres...
Merci à toutes...
<3
Lola => C'est une ancienne conversation que Bill avait eu avec Tom. Bill a cru Thomas quand il lui a dit que c'était lui le garçon du net. Il se demande juste pourquoi il y a une photo de Tom sur l'ordinateur de Thomas alors qu'il le déteste à mort.
Ce s'ra plus clair dans le chap' d'après ne t'inquiète pas =)
Merci <3
Pov Bill.
Il vient de repartir après avoir fini de manger, déposant ses lèvres sur ma joue. Putain, ce contact me répugne. Je cours à la salle de bains pour me frotter énergiquement la peau à l'eau glacée. Il ne doit y avoir aucune trace de lui sur moi. Je m'observe dans la glace. Les vestiges de mon maquillage dévasté par les larmes me donnent l'air d'un vampire, ma peau albâtre n'aidant pas non plus. Je retourne dans ma chambre et change d'habits. Mon plan est clair, j'espère que j'arriverai à le mettre à exécution sans trop de problèmes... Je sors de la chambre pour la première fois depuis tout ce temps où il me retient ici. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il me traite comme un prince ! Je crois vraiment qu'il a un grave problème...
Je descends doucement les escaliers tapissés. Elle est grande cette maison ! J'arrive en bas et un long couloir se profile devant moi. Il est entièrement noir et je commence réellement à avoir peur. Des frissons se dessinent sur ma peau et mes mains se mettent à trembler. J'hésite un instant à remonter en courant dans ma chambre et attendre que Tom réussisse à me retrouver. J'ai tellement peur... Oui, et s'il n'arrivait pas à me retrouver ? Qui sait ce que Thomas serait capable de me faire ? Non... c'est à moi de me sortir de cette putain de situation. Seul. Je détache lentement de la rampe, dernière attache avec la réalité et m'avance dans ce couloir sombre. Mes yeux sont aveugles et je dois m'appuyer contre le mur pour réussir à avancer correctement. Je frissonne de plus en plus, ce que mes doits frôlent me fait sursauter chaque seconde. Je devine plusireurs portes à grosses serrure ou mes ongles s'accrochent. Une table dans l'angle sordide que je franchis. Putain, j'ai peur. Mes yeux voient des ombres imaginaires et ma peau sent un souffle voleter autour d'elle. Je souffle fort, j'ai besoin de lumière. Mon esprit s'imagine des choses plus insencées les unes que les autres. Je suis seul dans un couloir plongé dans le noir et le fou qui me retient est caché je n'sais pas où. J'ai le droit d'avoir un peu les j'tons non ?
Je continue d'avancer, mais mon allure ralentit d'elle-même. Je distingue un filet de lumière sous une porte et m'en approche. Mon coeur bat la chamade et un rien pourrait me faire hurler de terreur. Je pose ma main sur la poignée et la tourne doucement, illuminant le couloir sombre et ce que j'y vois me terrifie. Des photos. Des photos de moi. Je tapisse entièrement les murs de sa maison. Mon Dieu, mais pourquoi moi ? Je tremble toujours plus fort. Tom... j'ai besoin de tes bras... Je ferme les yeux et entre dans la pièce. Elle est toute blanche. D'après ce que mes doigts sentent en s'appuyant sur divers meubles, ce doit être la cuisine. J'avance à l'aveuglette, mes lèvres entrouvertes laissent passer mon souffle saccadé par la peur. Putain, où est Thomas ? J'ouvre à nouveau les yeux mais ne voit rien de plus intéressant qu'une table et des chaises disposées en ronds. Encore un cadre de moi. Mais cette fois-ci de moi et Tom. Une photo de concert. Tom... Il faut que je m'échappe, et vite.
Je me fige tout à coup. Une voix retentit et résonne. Je ne connais pas sa provenance mais elle me glace le sang. C'est sa voix. Il chante « Heilig » et les notes qui sortent de sa gorge la déshumanise complètement. On dirait un robot. Je m'avance doucement mais n'arrive toujours pas à le voir. Je ferme les yeux et tente de me diriger à l'oreille, mais sens soudain une main sur mon épaule et un souffle sur ma nuque.
Je sursaute tellement fort que j'en tombe à terre, un hurlement d'horreur sortant de ma bouche.
« Mon Ange tu t'es fait mal ? »
J'ai envie de pleurer. Il était juste derrière moi... Il se tient debout, un sourire dément collé aux lèvres. Il me terrorise putain. Il me tend une main pour m'aider à me relever mais je rampe en arrière pour qu'il ne puisse pas me toucher. Il ne me touchera jamais ! Mon dos se heurte à une porte de placard et Thomas se rapproche rapidement.
« Me... me touche pas », je murmure hargneusement.
Il me dévisage, surpris. Quoi ? Tu t'attendais peut-être à ce que je te sautes dans les bras et à ce qu'on soit heureux tout le reste de notre vie ? Va te faire foutre, dans quelques temps je serai parti. Pour toujours. Il n'a pas l'air de comprendre mon interdiction et s'approche encore plus.
« J'ai dit, laisse-moi ! Je peux me relever tout seul. »
Mon ton se radoucit malgré moi. J'y suis pourtant bien obligé sinon tout tombera à l'eau. Il lève les mains en signe d'approbation et retourne devant le plan de travail. Il y saisit deux couteaux à viande et les aiguise avant de s'affairer à préparer le repas il me semble.
Je n'ai qu'une envie, retourner dans la chambre et me terrer sous les draps. Oh non encore mieux, me blottir fort dans les bras de Tom et tout oublier... Mais c'est impossible n'est-ce pas ? Je me relève et dépoussète mes vêtements avant de me diriger vers le salon, enfin ce que je pense être le salon. C'est une grande pièce elle aussi toute peinte de blanc, je commence à croire que seule ma chambre n'est pas vierge, et quelques meubles y trônent. Un canapé, blanc. Une table et des chaises, blanches elles aussi. Cet univers stérile me trouble et m'angoisse au plus haut point. Je l'entends vaguement s'occuper mais sa voix me parvient toujours aux oreilles. Toujours « Heilig » en fond sonore... Cette chanson me rappelle soudainement Tom...
Ses bras me manquent tellement... Je donnerais tout pour que ces derniers jours s'effacent d'un seul coup. Je voudrais juste le revoir et que tout redevienne comme avant... Alors pourquoi ? Pourquoi ma volonté si forte les choses restent intactes ? Pourquoi rien ne réalise jamais comme on le voudrait ?
« Mon Ange, le repas est prêt tu viens ? »
Le son de sa voix me donne la nausée. J'ai envie de pleurer. J'aimerais tellement que ce ne soit qu'un cauchemar...
Je hoche lentement la tête et vais m'asseoir à table. Je frissonne d'appréhension. Je ne sais pas quels gestes adopter, ni même si je dois me forcer à lui parler... Mes gestes sont maladroits et la crainte n'améliore rien. Mes mains tremblent comme deux feuilles en pleine tempête alors que je saisis mes couverts. Je sens son regard sur moi, il me détaille et m'observe. Je voudrais aller me cacher... N'importe où pour ne plus sentir ses yeux posés sur mon corps. Il me dégoûte putain...
Je mange le plus rapidement possible. Une fois terminé je me lève et cours dans ma chambre sans un seul mot. Je me réfugie dans les seules couleurs qu'abritent cette maison et me roule en boule sous les couvertures de mon lit. Les larmes me montent aux yeux. Je suis complètement désespéré et je ne sais même pas si j'aurais le courage de faire quoi que ce soit pour m'en sortir. Je veux juste que tout s'arrête. Tom...
Fin Pov Bill.
Pov Thomas.
Je finis de laver la vaisselle, chantant toujours cette chanson. Celle qu'il a si souvent chanté pour les autres. Mais je le sais, en réalité elle m'était destinée. Tous ces grands sourires, toutes ces chansons magnifiques... C'est à moi qu'ils s'adressaient. Je le sais. Et il le sait aussi au plus profond de lui. Je regarde autour de moi. Les mrus blancs commencent à me faire mal aux yeux et à me fatiguer. Cette pièce a besoin de couleur. Je vais dans ma chambre et saisit une boîte. Un sourire prends place sur mes lèvres. Il est là. Lui. Enfermé sur ce papier si doux. Son sourire y est figé et ses yeux me regardent si profondément... Je prends la boîte et la ramène au salon. Je sais ce que je vais faire... Il sera tellement heureux quand il verra ça... Je découpe chaque photo correctement et commence à les accrocher un peu partout dans la pièce. Il est si beau. Et il est à moi. A moi et à moi seul. Plus personne ne le touchera. Plus aucune main ne se posera sur son corps. Encore moins celles de son... Cet être répugnant qui l'a souillé loin de moi. Mais plus jamais il ne recommencera.
J'ai finis. La pièce est entièrement tapissé de son image. De son sourire. De ses yeux. Il va être tellement heureux quand il va découvrir ce que j'ai fait pour lui... Et si j'allais lui annoncer moi-même ? Son sourire me manque tellement. Pourquoi ne sourit-il plus ? Pourquoi ne me regarde-t-il pas ?
Je monte et arrive à la porte de sa chambre et entre sans frapper. Il est couché sous les courvertures qui épousent les courbes de son corps parfait.
« Mon Ange ? »
Je vois son corps trembler fortement. Je m'approche, voulant le rassurer mais il semble s'agiter encore plus.
« Calme-toi mon Ange, ce n'est que moi... »
Il se relève doucement et ses yeux rencontrent les miens, avant qu'il ne détourne rapidement le regard.
« Je t'ai préparé une petite surprise. Viens avec moi. »
Je lui tends la main mais il se lève et passe devant moi tout seul. Ses pas ne sont pas assurés. Il a l'impression qu'il n'est pas à sa place ici. Qu'il aime... Qu'il l'aime et qu'il veut s'en aller. Mais je saurai le lui faire oublier. Je saurai le rassurer et lui donner envie de rester à mes côtés. Et d'ailleurs, je pense que ce à quoi j'ai passé mon après-midi me sera d'une aide précieuse.
« C'est dans le salon mon Ange. »
Il tressaille à l'entente de ce surnom. T'appelait-il comme ça mon Ange ?
Il avance et arrive dans la pièce.
Fin Pov Thomas.
Pov Bill.
Je me retiens de toutes mes forces de plaquer mes mains sur mes oreilles pour empêcher sa voix d'atteindre mes oreilles. Tais-toi. Tais-toi. Tais-toi...
Je descends lentement les marches et arrive dans ce qui était avant un salon immaculé. Et... Oh mon Dieu. Des photos. Des centaines de photos. J'apparaît partout. Mon image baigne la pièce. Je me vois partout. Je titube sous le choc et me retourne pour rentontrer ses yeux. Un haut le coeur me saisit et mes jambes tremblent. Je tente de me raccrocher à une chaise mais je remarque que les housses sont elles aussi couvertes de... Moi. Je me vois sourire sur ses murs. Je reconnais mes tenues sur chaque photo. Je me souviens de chaque moment... Non... Pourquoi fait-il ça ? Tout tourne tout à coup. J'ai envie de vomir mais ma gorge est bloquée. Je me vois devenir flou, les murs semblent se rapprocher et mes oreilles sifflent comme si mes tympans allaient exploser... Mes yeux roulent, je me sens tomber. Puis plus rien.
Ma tête tourne encore. Je rassemble avec peine mes souvenirs et me souviens de ces horreurs. Moi... rien que moi... Comment a-t-il fait pour dénicher autant de photos de moi ? Il est malade... Il a réellement cru que ça allait me faire plaisir...
Le silence me pèse. Je me rends compte que je suis sur mon lit, seul. Il a dû me... porter... et est sorti après. Je sors du lit et avance prudement, ma tête me lance encore un peu. Pas un bruit dans la maison. Sa voix ne résonne plus, heureusement d'ailleurs. Je me serai crevé les tympans pour ne plus avoir à l'écouter. Je sors de la chambre et m'aperçois que les portes sont ouvertes dans le couloir. La lumière a innondé cette partie si sombre tout à l'heure. Je m'aventure vers les autres pièces et découvre d'autres chambres. Que des chambres. Puis une porte fermée. Je pousse la poignée. Elle s'ouvre. Il est malade ? Ou juste amoureux de moi... ?
Au centre de la pièce, juste une table. Avec un ordinateur et plusieurs autres appareils posés dessus. Je m'approche de l'écran allumé et aperçois quelque chose.
Non.... Je vous en supplie non... Pas ça.
aut-piquey saut-piquey, hello everybody !! :
j'ai la gueule de bois. J'ai mal à la tête, mon c½ur s'amuse à me donner des nausées, et ... je me suis ridiculisé en dansant sur mon buffet à moitié nu.
Mais à part ça la vie est belle non ?
appuie là où il faut tu seras pas déçu(e) dit :
gueule de bois ? fallait pas boire autant, combien au fait ?
pauvre c½ur du pauvre Billou...
la vie est belle ? euh ouai... c'est bien possible.
saut-piquey saut-piquey, hello everybody !! :
merci de me soutenir =) enfin passons...
tu m'as l'air triste t'es sûr que tu veux pas en parler ?
appuie là où il faut tu seras pas déçu(e) dit :
non, c'est bon. J'ai pas envie de te soûler avec mes soucis.
saut-piquey saut-piquey, hello everybody !! :
mais tu me soûles pas ^^ tu sais t'es un peu comme un grand frère pour moi. Un grand frère du net...=)
Pourquoi y a-t-il une copie de chaque conversation sur son ordinateur ? Et que fais la photo de Tom accroché au dessus de ce dernier ?
Je ne comprends rien.
___________________________________________
Plus envie d'écrire. Plus envie de se forcer. Parce que c'est jamais bon...
Mais je vais la finir cette fic, Promis. J'ai un OS ou deux qui sont Hors Ligne, je les poste ?
Désolée... Vraiment désolée... Je sais pas qui va continuer à me lire et si quelqu'un va le faire...
Mais Merci de m'avoir au moins lue jusqu'ici.
Encore désolée...
A bientôt.
<3
EDIT : Ca me fait plaisir que vous ne vouliez pas que j'arrête ma fic comme ça. Et c'n'était pas du tout mes intentions ! Quand je dis que je vais la finir, je vais la finir complètement... Chapitre après chapitre... comme avant quoi !
Ca prendra juste un peu plus de temps...
Je pars en vacances dans deux semaines et j'espère réussir à la finir avant, il ne reste que quelques chapitres...
Merci à toutes...
<3
Lola => C'est une ancienne conversation que Bill avait eu avec Tom. Bill a cru Thomas quand il lui a dit que c'était lui le garçon du net. Il se demande juste pourquoi il y a une photo de Tom sur l'ordinateur de Thomas alors qu'il le déteste à mort.
Ce s'ra plus clair dans le chap' d'après ne t'inquiète pas =)
Merci <3