22h42.
Il fait nuit.
Il pleut, le vent souffle, les éclairs zèbrent.
Fort. Très fort.
Le tonnerre gronde et les éclairs zèbrent le ciel noir.
Tout le monde court dans les rues pour se mettre à l'abris.
Tout le monde ?
Non.
On distingue une forme sur le toit d'un immeuble.
Une forme humaine. Une jeune fille.
Elle est assise là, tranquillement tandis que le monde se bat contre les éléments.
Elle les regarde tous. Les yeux complètement brouillés par les larmes.
Mais elle les voit quand même. Tous autant qu'ils sont en train de courir, de se mettre en sécurité.
Le vent souffle de plus en plus fort.
Ses cheveux volent et lui fouettent le visage.
Elle lève les yeux et voit le ciel.
Il est noir. Comme la couleur qui habite son c½ur depuis un long moment.
Sans aucune trace claire. Pas un nuage.
Pas une étoile. C'est bizarre ?
Peut-être.
Peut-être pas...
La vie, la nature, l'être humain... tout cela est bien compliqué...
Tandis que la mort...
Elle est simple : on ne vit plus, on ne souffre plus, on est libre.
Plus aucune peine, plus aucune douleur, plus rien.
Juste... le vide...
Et ça l'attire. Oh que oui ça l'attire.
De plus en plus depuis un moment.
Elle ferme les yeux et respire.
Une nouvelle bourrasque vient lui poignarder le corps. Mais elle ne sent rien...
Plus rien ne la touche. Plus rien ne la blesse.
Elle ne ressent plus rien...
A part peut-être une immense tristesse.
Mais pas de regrets. Jamais elle n'en aura. Laisser tous ces gens derrière elle ne l'atteint pas.
Elle a pris sa décision.
Son choix est fait.
Elle se lève.
La pluie se met à tomber.
Un symbole en quelque sorte, comme si le ciel pleurait pour elle.
Comme si quelqu'un tenait à elle.
Mais qui ?
Qui peut bien l'aimer ?
Personne...
Pour l'instant du moins...
La tempête s'intensifie, des objets tournoient partout.
On pourrait la croire responsable de tout cela.
Comme si elle aurait pu déclencher les éléments.
Sa rage, sa colère, sa peine se répercuteraient sur le temps.
Joli symbole...
Mais empreint de tant de choses...
Tant de sentiments. Tant de haine.
Personne ne la regrettera...
La pluie s'intensifie, le vent souffle encore plus fort, les éclairs illuminent le ciel à chaque instant.
On se croirait en plein jour.
Jour funeste, nuit meurtrière.
Elle mourra ce soir.
La ville est silencieuse. Plus personne ne crie ni ne court. Ils sont tous chez eux, au chaud.
Elle est là, seule dans le tourment glacé de la nuit...
Elle fait un pas et se rapproche toujours plus du vide.
Elle monte sur le rebord, regarde le gouffre.
Affronte la mort droit dans les yeux.
Elle est seule face à elle.
Seule... comme elle l'a toujours été.
Et toujours ce vent.
Et toujours cette pluie.
Et toujours cette lumière.
Et toujours cette solitude...
C'est stupide de se dire ça ? C'est juste une crise d'adolescence ?
On lui aurait répété ça jusqu'à saturation.
Elle ne l'aurait pas supporté.
Elle n'aurait pas supporté de voir que personne ne la comprend, que personne n'est là pour elle, pour l'aider à s'en sortir...
Ça fait si mal quand l'espoir gonfle son c½ur pour ensuite s'évaporer d'un coup.
Comme si un poignard le remplaçait brusquement.
Ça fait si mal...
De se sentir abandonner par des êtres qui prétendent l'aimer...
Mais personne ne l'aime.
Elle est seule.
Ils croient être là pour elle, mais c'est faux.
Ils l'ont tous abandonner...
Elle relève la tête et fixe le néant.
Il lui tend les bras.
Juste devant elle.
Juste un pas.
Un seul...
Et soudain, un bruit.
Masqué par le bruit du vent, comme pour l'empêcher de l'entendre.
Mais elle l'entend et tourne la tête vers la source de ce bruit.
Une jeune fille se tient devant elle.
Une jeune fille de son âge.
Que fait-elle là ?
Elle devrait être avec sa famille comme tous les autres, non ?
Elle s'approche doucement, pour ne pas brusquer cette mystérieuse autre.
Autre qui la suit du regard jusqu'à ce qu'elles se trouvent face à face.
Elle va encore devoir fournir des explications.
Comme d'habitude.
Comme à tout le monde.
Comme à tous ceux qui la laissent.
Comme à chaque fois.
Alors elle ouvre la bouche mais une main se pose dessus.
Elle chasse les larmes qui ravagent les joues de cette inconnue.
Elle s'assoit sur le bords, prend la main ce l'autre jeune fille et tire dessus.
Elles sont maintenant assises côte à côte.
Dans le silence.
Dans la nuit.
Je... commence celle qui ne croit plus en vie.
Je sais...
Tu.... ?
Oui.
C'est trop facile. Une jeune vient sur le toit, elle lui chasse ses larmes et lui dit deux mots et l'autre est censée la croire ?
Elles ne se connaissent pas.
Elles n'ont rien en commun.
En apparence du moins...
Elles se regardent dans les yeux et y lisent la souffrance de chacune.
Elles ne savent pas de quoi elle est faite, mais ça leur importe peu.
Il y a quelqu'un comme elle sur cette terre.
Quelqu'un qui a besoin d'une épaule, d'un c½ur à qui se confier...
Quelqu'un qui a besoin d'aide.
Alors je ne suis pas seule ?, songe l'une.
Il y a vraiment une personne comme moi ?
Il y a quelqu'un qui a besoin d'aide aussi ?
Elle lit dans le regard de cette fille que oui.
Oui. Elle aussi a besoin de quelqu'un.
Ça lui redonne de l'espoir.
Savoir qu'elle n'est pas seule la réconforte. Beaucoup.
Elle n'est plus seule...
Même si elle ne se connaissent pas.
Pas du tout.
A cet instant, plus rien ne compte.
Seulement cette présence qui leur fait tant de bien, qui les aide, qui ,les fait espérer...
L'une se lève et descend du bord.
Elle a compris : quelqu'un est là pour elle.
Comment ?
Elle ne sait pas.
Elle le ressent c'est tout.
Et ça lui donne la force de ne rien abandonner.
Ça va peut-être trop vite.
Peut-être.
Peut-être pas...
Mais elle veut y croire. Si elle n'y croit pas maintenant, quand alors ?
Jamais.
Après, ça sera trop tard...
Elle marche un peu plus loin du vide encore.
Elle se retourne, présente sa main et dit :
Viens...
L'autre la regarde à son tour.
Pourquoi devrait-elle la croire ?
Pourquoi devrait-elle lui faite confiance ?
Viens...
Ça sonne si juste.
Son c½ur a envie d'y croire.
L'espoir est revenu.
Mais ça ferait si mal de subir une autre désillusion...
Pourquoi souffrir encore ?
Viens...
Elle observe le vide, puis cette fille.
Le vide, elle.
Le vide, elle...
Et elle reste bloquée sur cette main.
Elle tend la sienne. Elles ne sont qu'à deux centimètres. Elle descend et elle est sauvée.
C'est à elle de le faire, pas à cette fille de se rapprocher.
Cette sensation qui s'empare d'elle.
Elle lui a redonné confiance, c'est à elle d'agir à présent...
Et elle décide d'y croire. Une dernière fois.
La dernière...
Elle glisse lentement et attrape la main.
Elle la serre fort.
Très fort...
Elle est sauvée.
Il y a quelqu'un qui est là pour elle à présent.
Elle le lit dans ses yeux.
Elle l'a senti dans sa voix.
C'est la première fois.
Alors elle y croit...
Elle a enfin trouver...
Elle n'est plus seule...
Elle vivra ce soir...
je sais pas si vous avez lu, vous pouvez, vous êtes pas obligées...
mais il fallait que je l'écrive cet OS
pour la remercier.
cette personne sans qui aujourd'hui je ne serais plus...
je tiens à elle plus qu'à ma propre vie.
je l'aime si fort.
ma meilleure amie.
je t'aime plus que tout et voir plus...
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* Pleurs *
* Se mouche *
* Repleurs *
* Se remouche *
[1 heure plus tard]
* Cherche partout un mouchoir *
* N'en trouve pas *
* Continuer de pleurer *
Tu me crois si j'te dis que j'pleurs vraiment ?
Oui, non, peut être...
Ou peut être pas.
C'est tellement...tellement...
vraibeaumagnifiquementbienécritgénialj'aimeputainetj't'aimetoiplusquetoutbordeldesarace
T____T
* Pleurs comme une conne *
Je t'aime.
Je t'aime.
Je t'aime.
Je t'aime.
Et quoi d'autre ?
Je t'aime.
Merci pour tout.
Je t'aime.
J't'oublierai jamais.
Je t'aime.
C'est tellement beau s'que t'as écris.
Je t'aime.
J'serais toujours là pour toi tu sais ?
Je t'aime.
Je pleurs p'tin d'sa race
Je t'aime.
J'vais pleurer tout les jours avec toi j'crois.
Je t'aime.
13 Octobre...
Je t'aime.
Cet OS est magnifique.
Je t'aime bordel. <3
Tout simplement.
Que dire de plus ?
T'es la personne la plus extraordinaire que j'ai connue.
Merci pour tout s'que t'as fais pour moi.
T'es là personne qui occupe la plus grande place là * met sa main sur son coeur *
Et tu y restera gravé à jamais.
<33333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333333
Vivii
